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Avis aux porteurs de projet : il est temps de vous faire connaitre

 

Avis aux porteurs de projet : il est temps de vous faire connaitre

Vous êtes un citoyen, une PME ou une association ? Vous avez un projet pour changer les choses sur un territoire d’outre-mer ? Tentez de remporter 10 000 € et un an d’accompagnement grâce au concours « Projets Outre-mer » !

En parallèle des Assises des Outre-mer, les citoyens, PME ou associations qui portent un projet en lien avec les outre-mer peuvent candidater au concours « Projets Outre-mer » jusqu’au 28 février 2018. Plus de 170 porteurs de projets ont d’ores et déjà candidaté au concours.

L’objectif principal de ce concours est de soutenir et d’encourager les porteurs de projet ultra-marins qui contribuent à l’amélioration du quotidien et au développement des territoires.

Après une étape de présélection, le public pourra voter pour ses projets favoris au mois de mai 2018 et récompenser ainsi les lauréats. Chacun d’entre eux bénéficiera d’un financement de 10 000 € et d’un accompagnement personnalisé pour accélérer, faire connaitre et déployer leur projet.

Toutes les informations du concours ainsi que les conditions de participation sont disponibles sur le site des Assises.

Bonne chance !

 

Les ateliers des Assises : en 2018, on joue à domicile

 

Les ateliers des Assises : en 2018, on joue à domicile

Que ce soit dans un salon, dans un bar ou sur un coin de plage : tous les lieux sont bons pour organiser votre atelier des Assises et discuter de l’avenir de votre territoire avec vos proches !

Les citoyens d’outre-mer sont les mieux placés pour proposer eux-mêmes des solutions adaptées. Pour cette raison, une grande partie des consultations sont menées directement dans les territoires. Les préfectures, les hauts commissariats, les collectivités et les élus des territoires ont librement organisé des événements citoyens collaboratifs pour guider les réflexions autour des grands thèmes des Assises.

Afin de dépasser les contraintes de calendrier et de lieux et permettre à un maximum de citoyens de participer, un mode d’emploi  « pour organiser soi-même un atelier » a été mis en ligne sur le site internet des Assises. Chacun ultramarin peut faire son propre diagnostic des difficultés et des solutions à apporter pour améliorer la vie en outre-mer.

Le mode d’emploi est téléchargeable sur le site des Assises.

 

En 2017, les Français d’outre-mer ont défini des priorités pour leurs territoires

En 2017, les Français d’outre-mer ont défini des priorités pour leurs territoires

Entre le 4 octobre et le 22 novembre 2017, près de 8 000 citoyens ont donné leur avis et contribué à la première phase de consultation numérique des Assises des Outre-mer en indiquant les chantiers prioritaires sur leur territoire. Certains résultats risquent de vous surprendre !

Cette première consultation numérique, inédite à l’échelle des outre-mer, a pour principal objectif de mieux comprendre les envies et les besoins des citoyens des territoires d’outre-mer.

Parmi l’ensemble des résultats, voici quelques-unes des priorités dans chaque territoire :

  • Les Guadeloupéens ont désigné les transports en commun, la gestion de l’eau et l’accès à la culture comme chantiers prioritaires pour leur territoire.
  • Les Guyanais souhaiteraient une amélioration des routes, du traitement des déchets et une meilleure prévention de la délinquance.
  • L’amélioration des conditions de création des entreprises, le renforcement de l’apprentissage ou des actions de prévention des maladies est nécessaire selon les Réunionnais.
  • Les Martiniquais souhaitent que l’accent soit mis sur l’accès aux soins, l’enseignement et la préservation du patrimoine local.
  • Les Mahorais estiment qu’il est nécessaire d’améliorer les routes, l’accès au soin et la prévention de la délinquance sur leur territoire.
  • Les habitants de Nouvelle-Calédonie souhaitent un accompagnement renforcé des jeunes exclus du système scolaire, une lutte renforcée contre les pollutions et une meilleure gestion des entreprises, notamment celles qui sont liées au tourisme.
  • En Polynésie française, quelques-unes des priorités sont les transports en commun, la lutte contre les addictions et l’adaptation des constructions aux risques.
  • A Saint-Pierre-et-Miquelon, les habitants ont désigné comme prioritaires le développement des installations portuaires et aéroportuaires, des énergies renouvelables et la lutte contre les addictions et les maladies.
  • Les habitants de Wallis-et-Futuna aimeraient améliorer l’état des routes et renforcer la protection de la nature ainsi que la préservation et la mise en valeur du patrimoine local.

L’intégralité des résultats est disponible sur le site des Assises.

 

 

L’accès à la culture en outre-mer

L’accès à la culture en outre-mer

Donner plus de chances d’insertion, d’intégration et de réussite sociale et professionnelle à des jeunes des outre-mer c’est aussi leur donner l’accès à un certain nombre de codes, de méthodes, les outre-mer sont éloignées des musées, des sites historiques français, de l’art, d’une certaine musique… Or aujourd’hui, cette réussite passe par ces outils et moyens. La connaissance est une matière première inépuisable et inestimable. De trop nombreux jeunes  sont encore défavorisés, décrochés, en dehors du monde…

L’école doit encore aller plus loin avec l’aide des communes, des communautés d’agglomération et des instances culturelles.  Si l’on ne maîtrise pas son histoire, l’étendue de son aire culturelle, on ne peut se comprendre et grandir en sérénité et en harmonie. La France des 5 océans doit assumer son histoire et favoriser la paix sur l’ensemble de son territoire. L’Éducation nationale doit répondre aux grands défis du XXIe siècle : ouverture sur le monde, respect de la devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité.

Michelle  MAKAIA-ZENON

GUADELOUPE

Bien vieillir outre-mer

Bien vieillir outre-mer

Paupérisation accrue des ainés, isolement social, insuffisance de structures d’accueil, desserrement familial et imbroglio juridique lié à l’indivis, sont autant de symptômes de la fragilisation du territoire qui, dans une certaine indifférence, touche les outre-mer.

La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement fait pourtant de cette problématique une haute priorité ; certes, l’avancée technologique offre un certain nombre de perspectives pour l’amélioration du maintien à domicile, mais nous manquons d’actions structurantes de fond pour changer le flot ininterrompu d’actions de saupoudrage, c’est à dire l’érosion continue de la structure de prise en charge.

De notre point de vue, la prise en charge des ainés relève d’un challenge collectif sur la capacité des territoires à offrir des solutions durables et collectives de financement du vieillissement.

Nombreuses sont les personnes âgées qui ne pourront avoir accès aux services de maisons de retraite en raison de revenus insuffisants, sans pour autant avoir forcément les moyens de pourvoir aux frais inhérents de leur maintien à domicile (services et soins à domicile, activités sociales…). Or, ces mêmes personnes sont souvent propriétaires de leur résidence principale qui représente un important capital immobilisé, une ressource potentielle inutilisée alors même que le besoin de trésorerie des intéressés s’accroit.

C’est sur ce constat qu’est né un projet de viager territorial. Il sollicite la solidarité des territoires pour élargir la dimension responsable et sociétale de la prise en charge du vieillissement dans un cadre mutualisé et social. Avec la participation des opérateurs institutionnels du logement social et de la santé, le projet souhaite constituer progressivement une ligne de produits immobiliers dédiés à l’Habitat Senior Service qui privilégie le maintien de la personne âgée dans un environnement familier car ce dernier ralentit en effet le déclin de l’autonomie.

Le projet Ålderdom de fonds viager mutualisé social, propose donc un financement privé du maintien à domicile qui va au-delà de la monétarisation du bien de la personne âgée. Il assure la prolongation de l’autonomie de la personne en structurant une offre de services au plus près des besoins des usagers. L’impact social du fonds sera d’autant plus significatif qu’il disposera d’une garantie de rendement.

La création de ce fonds d’investissement alternatif (FIA) sous la forme d’ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) est un acte social qui marque l’expression d’une véritable solidarité volontaire et intergénérationnelle. Le fonds viager vise à agréger 45 millions d’euros sur les départements de Guadeloupe, Guyane et Martinique en capitalisant les effets de levier des lois Girardin et Madelin.

Grâce à l’intermédiation de professionnels de l’immobilier, le fonds pourra faire l’acquisition totale ou partielle de biens auprès de personnes âgées, les réhabiliter et verser une rente mensuelle à la personne âgée pour assurer l’amélioration de son pouvoir d’achat et de ses conditions de vie, tout en protégeant la transmission patrimoniale.

Le réemploi de cette rente dans l’espace d’action de la vie quotidienne avec l’appui des acteurs sociaux favorise le maintien à domicile et l’accessibilité des plus fragilisés aux réseaux de soins et d’aide à la personne.

À cet effet, le fonds Ålderdom sollicite les fonds dormants issus de la capitalisation sur la vie autour des sociétés d’assurance-vie et des mutualistes. Cette initiative sera complétée par un appel public à l’épargne de la diaspora notamment.

Martinique
Emmanuel JOSEPH

Agissez pour votre territoire, rendez-vous sur www.assisesdesoutremer.fr

La véritable continuité territoriale

La véritable continuité territoriale

Celle-ci ne s’arrête pas à des aides, à des voyages avion.

Elle doit, pour sauvegarder l’égalité entre Français, concerner la vente en ligne. Il y a urgence, à ouvrir les yeux pour nos parlementaires.

Nombreux sites marchands ne veulent pas livrer outre mer ? OU alors en appliquant des tarifs postaux hors CEE. Ils nous pénalisent encore plus en respectant pas bien souvent la détaxe de la TVA.
Au total, pour un achat moyen à 25€, nous paierons 15€ de frais de port, plus une deuxième TVA à 18% (donc payée 2 fois, c’est donc un impôt confiscatoire. Sommes-nous dans la légalité ?), auquel va s’ajouter, de façon opaque, un octroi de mer de 30% environ. Sous peine de crise d’angoisse, je préfère ne pas calculer le total.

Mais je ne peux pas m’empêcher de penser à ce jeune Réunionnais passionné d’astronomie, ou cette Réunionnaise passionnée de littérature. Combien de plus paye t-il leur revue mensuelle de leur passion-connaissance ? Combien va leur coûter en plus l’achat ici d’une lunette d’astronomie, et là d’ouvrages littéraires.

Il y a quelques années, on a imposé que les CD de musique soient aux mêmes tarifs en Métropole que dans les DOM. Sous prétexte de ne pas freiner la culture. Je prétends à mieux : ne plus freiner non l’accès à la culture, mais cette fois ci à la connaissance.

Comment ?

Mettre en demeure la poste de respecter les envois en colis de surface à un coût normal (très rarement proposé spontanément aux guichets), ainsi que les « par avion ». Après tout l’envoi postal de Paris à Bourg-la-Reine est au même tarif que Lille-Marseille.

Mettre à l’amende les sites marchands installés en France à envoyer dans les DOM, et à retirer de façon systématique la TVA.

Sur le plan économique, il existe un manque à gagner très conséquent. Les Réunionnais, et je pense les autres DOMiens se sont naturellement tournés vers les sites marchands asiatiques tels Aliexpress ou Wish. Simplement parce que les frais d’envoi sont minimes, et que les douaniers ont la plus grande peine à déchiffrer les factures et donc à réclamer l’octroi de mer et la TVA. De façon volontaire-ou pas. Poste et douane s’adonnent à la rétention de ces colis durant plusieurs mois.
Le Journal de l’Ile parlait de 1 millions de colis en instance de traitement. Un million. Si on multiplie par 10 €, prix moyen du colis, on arrive à la somme de 10 millions, manque à gagner dans le chiffre affaires des sites marchands français. Si on multiplie par 12 mois…

POUR DES RAISONS ÉCONOMIQUES, D’ÉDUCATION DE NOS ENFANTS, ET DE NON SOLUTION DE LA CONTINUITÉ DE L’ÉGALITÉ ENTRE FRANÇAIS, IL FAUT LÉGIFÉRER POUR AVOIR UN ACCÈS A COÛT NORMAL à L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE POUR LES DOMIENS.

A nos élus de rapidement prendre la mesure du problème.

Thierry HITIER (La Réunion)

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A Saint-Pierre-et-Miquelon, la santé au travail pour tous

A Saint-Pierre-et-Miquelon, la santé au travail pour tous

Comme vous pouvez le lire ci-dessous, Saint-Pierre-et-Miquelon est le plus petit territoire d’Outre-mer :

  • La Réunion : 850 727 habitants
  • Guadeloupe : 400 186 habitants
  • Martinique : 383 806 habitants
  • Polynésie française : 275 918 habitants
  • Nouvelle-Calédonie : 268 767 habitants
  • Mayotte : 256 518 habitants
  • Guyane : 252 338 habitants
  • Wallis-et-Futuna : 12 197 habitants
  • Saint-Pierre-et-Miquelon : 6 034 habitants

Plus petit, cela veut dire qu’il est plus difficile qu’ailleurs de donner à chaque citoyen les mêmes services et même réponses qu’en métropole. Toutes les comparaisons sociales, culturelles ou économiques sont forcément inappropriées. Pour tenter d’approcher l’égalité Républicaine entre tous les citoyens Français, l’Etat se doit d’organiser et de financer un socle commun minimum susceptible d’apporter à chaque habitant de l’archipel une réponse comparable à celle qui est offerte aux habitants de la métropole. C’est en partie le cas mais, pour y arriver, il y a des secteurs pour lesquels il conviendrait de bousculer un peu les lignes.

Je veux prendre l’exemple de la santé au travail. Tous les employeurs, y compris ceux de la Fonction Publique, ont l’obligation d’organiser, ou d’adhérer, à un service de santé au travail. Ce service obligatoire doit être entièrement financé par les employeurs. Or, à Saint-Pierre-et-Miquelon il est impossible, par cette seule source de financement, de créer un service de santé au travail susceptible de répondre à toutes les obligations légales. En effet, pour qu’elles soient appliquées comme en métropole, il faudrait que la cotisation payée actuellement par les employeurs de l’archipel passe de 79 euros (cotisation à peu près identique à celle de métropole) à près de 250 euros !

Il convient donc de trouver d’autres financements pour que le droit puisse s’appliquer. C’est un des aspects du projet que je dépose dans le cadre des assises des outre-mer ; « De la santé publique à la santé de la population »

Agissez pour votre territoire, rendez-vous sur www.assisesdesoutremer.fr

Pour plus de transports maritimes côtiers

Pour plus de transports maritimes côtiers

Nous sommes entourés d’eau de tous côtés en Martinique, comment ne pas privilégier le transport maritime ? Et halte aux embouteillages du quotidien !!

Et si la solution était simplement celle-là !

Du nord au sud en passant de l’est à l’ouest, avec des petits ports de plaisance aménagés comme il le faut, les routes de l’île se libéreraient un peu.

Désenclavez le pays.

Je reste persuadée que nous avons le potentiel afin de mettre sur pied ce projet. Bien entendu, en utilisant les ressources naturelles, ce serait un plus (bateau hydroélectrique, panneaux photovoltaïques par exemple).

Création de nouveaux emplois, baisse du chômage sur le long terme et bien mieux que le transport en commun en site propre.

J’espère me faire entendre, et que vous tiendrez compte mon post.

Une JEUNE MARTINIQUAISE qui aime son pays et qui a envie de voir les choses évoluer.

Lauriane GOUJON

Martinique

Lever des fonds d’aides spécifiques ultramarins

Lever des fonds d’aides spécifiques ultramarins

Avec ces temps de crise et de difficulté économique (bien que les choses semble s’améliorer un peu, dit-on) les plus démuni; les chômeurs etc… sont trop souvent stigmatisés. Alors qu’il faut aider ceux qui ont des projets, à s’en sortir, ont les enfonce plutôt… Démarche et dossier administratifs compliqués etc… pour les décourager…

Ce qu’il faut ce sont des fonds pour les projets, et la simplification des démarches, et des dossiers… Tout le reste est spéculation intellectuelle de personnes qui n’ont que la critique comme projet.

Je me risque à faire quelques propositions en vrac… pour la Martinique.

Créer une banque public (type crédit municipal ou autre) réunissant une partie de l’épargne des Martiniquais (ses), gérée par les collectivités et l’état afin de financer les petits projets des chômeurs voulant créer leur emploi. Car on ne peut compter sur les banques privées…

  • Étant donné que se sont principalement, les plus pauvres qui remplissent les caisses de la FDJ du PMU et autre sociétés de jeux; mettre en place un jeu spécifique (loterie ou grattage) inspiré des jeux traditionnels du pays (par exemple un jeu inspiré du tour des yoles) afin de constituer un fonds pour aider les petits porteurs de projets. Et activer le projet de loterie humanitaire mondial de la FDJ…
  • Mettre les politiciens et les services publics au service de la population…
  • Créer des sociétés coopératives (SCOP) et autres ateliers de production (à utilisation collective), et ainsi mettre du matériel de production à disposition de personnes ayant un savoir-faire, mais sans moyen de financement. Et ce dans le cadre de l’économie sociale et solidaire
  • Les étudiants ou autres personnes voulant partir en formation, ou chercher du travail dans l’hexagone, ont de gros problèmes de logement et de subsistance. Créer une société immobilière sous forme de SCOP, charger de préempter des logements ou autre monument patrimoniaux (château, etc…) vacants, dans les grandes villes de France, et les mettre à bon prix, à disposition des personnes venant de l’outre-mer…
  • Mettre en place une vignette (même minime et transitoire) sur les véhicules et autre biens de grand luxe (voiture, avion, bateau…) afin d’alimenter un fonds permettant de créer de l’emploi…
  • Créer une île artificielle au large de la Martinique, servant de relais au yole de pèche (stock de carburant, chambres froides)… , de base pour l’aquaculture (élevage de coquillages, oursins, langoustes, st-jacques, etc…) ainsi que de parcs éoliens comme dans d’autres lieux dans le monde. Ceci comme grand projet dans le cadre de l’économie bleue.
  • Étant donné que tous ce que demande la population lui est refusé en général (on vous répond systématiquement que s’est impossible pour tout ce que vous demandez ou proposez…) alors résignons nous à créer une agence, national du possible et du positif… Afin que tout deviennent enfin possible… pour aller de l’avant…

Thierry BARRUS (Martinique)

Agissez pour votre territoire, rendez-vous sur www.assisesdesoutremer.fr