Archives de l’auteur : Equipe des Assises

Tout va bien, petit, tout va bien…

 

Avant l’outre-mer de demain, il y a celui d’aujourd’hui :

  • 40% de réunionnais qui vivent sous le seuil de pauvreté,
  • 50% des jeunes qui sont sans emploi, et les autres fortement touchés par la précarité pour plusieurs années,
  • Des principes d’humanité, de solidarité et de citoyenneté, qui se disloquent à tous niveaux, des familles aux institutions,
  • Des notions d’exemplarité, d’empathie, de bienveillance, qui n’ont plus cours…

TOUT VA BIEN, PETIT, TOUT VA BIEN…

En miroir à cette situation qui devrait être le seul sujet de préoccupation, le seul prisme à travers lequel regarder toute initiative, tout choix, toute décision, toute action, toute posture, on constate :

  • Un sous-préfet qui voit d’abord les contrats aidés comme des crédits à consommer,
  • Une association parapublique, axée sur les difficultés de la jeunesse, qui licencie les seul.e.s jeunes salarié.e.s de son équipe,
  • Un député qui promet de recevoir les gens, alors que c’est la base même de son mandat,
  • Une députée qui s’enorgueillit de le faire, mais ne dit jamais ce qu’elle en a retenu et conclu,
  • Le bilan d’activité d’une Direction de l’état dans lequel le mot « résultat » est absent,
  • Un sous-préfet qui tient un fort discours sur le devoir, puis rentre dans son bureau et passe à autre chose, son devoir accompli,
  • Des jeunes et des acteurs de terrain, qu’on réunit pendant près de 4 mois pour recueillir leurs espoirs, leurs difficultés, leurs propositions et dont on laisse les 150 pages du compte-rendu dans un tiroir de peur d’être dérangé dans ses bien-fondés et certitudes,
  • Une loi sur la priorisation de moyens et d’actions vers les quartiers les plus pauvres qui n’est pas respectée, ou si peu,
  • Des institutions qui ne raisonnent qu’en dispositifs empilés ou appels à projets isolés, quand on leur parle de stratégies globales de développement,
  • Des politiques sociales transversales dont on confie la conduite et l’animation à l’administration, qui ne dispose ni des compétences ni des outils pour cela, puisqu’elle n’a été créé que pour gérer et administrer, et non pour imaginer et développer… un autre métier,
  • Des opportunités de subventionnement et de financement qui se transforme en prérogatives hégémoniques du financeur, à décider seul de ce qui est utile.
  • Un sous-préfet qui affirme que, pour faire bouger les choses, il ne faut surtout pas d’un esprit « révolutionnaire ».

TOUT VA BIEN, PETIT, TOUT VA BIEN…

Tout cela n’a pas de sens, où n’a pas le même sens pour tout le monde, les mêmes ambitions. Un sens des valeurs, des enjeux et des pratiques qu’on met à mal trop souvent, tout en tenant des discours rassurants :

  • On préfère regarder les conséquences plutôt que les causes,
  • On met en avant les étiquettes plutôt que les compétences,
  • On parle d’innovation et de créativité, mais on ne remet jamais en question les prérogatives statutaires et les méthodes usuelles,
  • On préfère imaginer une nouvelle action, une nouvelle disposition, plutôt que de corriger ce qui ne fonctionne pas, lever les blocages, parce que c’est moins valorisant,
  • On privilégie le confort de sa propre analyse plutôt que se risquer à entendre l’expertise et les remontées des acteurs de terrain,
  • On dit vouloir avancer mais on reste accrocher à ses privilèges,
  • On dit vouloir conduire le changement mais à condition qu’il ne nous affecte pas,
  • On en appelle aux idées et projets externes, mais au lieu de vouloir être aidant du haut vers le bas et d’estimer devoir rendre compte de cette même façon, on préfère regarder vers son supérieur et ses pouvoirs à décider de ce qui sera une bonne idée subventionnée ou non, une tâche bien menée ou non.

TOUT VA BIEN, PETIT, TOUT VA BIEN…

Durant près de 10 ans, notre « cœur de métier » était de travailler à renforcer l’efficacité des politiques publiques transversales par tous moyens, autant dans leur élaboration en métropole que dans leur déploiement pratique à La Réunion. Nous avons ainsi constaté à maintes reprises, que la force des impacts et des résultats obtenus été beaucoup plus liée à la qualité des sens donnés et des pratiques qu’à celle des concepts.

À plusieurs, nous nous sommes réunis pour mener une réflexion sur cet axe particulier : l’innovation, non pas dans les projets, mais dans les méthodes utilisées, tant conceptuelles qu’opérationnelles. La synthèse de nos réflexions et de nos conclusions a été transmise récemment à qui de droit.
Ce travail d’investigation, sans complaisances ni aprioris ni raccourcis, nous a semblé incontournable pour que les propositions et projets émanant des Assises ne subissent pas ces handicaps et ces fragilités. De notre point de vue, il est évident que « l’économie » ne peut en être faîte si l’on souhaite confirmer les objectifs affichés pour les réunionnais, et qu’on en porte la responsabilité.

TOUT IRA BIEN, PETIT, TOUT IRA BIEN

Bernard  DEVIENNE (La Réunion)

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Contrôle douanier entre l’hexagone et les outre-mer

 

Cette opération de contrôle des passagers d’un vol direct en provenance d’un département d’outre-mer est totalement superflue et fait perdre du temps à tous.
De plus, en arrivant tôt le matin, le contrôle est assuré par un nombre réduit de fonctionnaires de police et les sas de contrôle automatique pour les porteurs de passeports biométriques ne sont pas en service.

Les passagers sont contrôlés au départ, à leur sortie du territoire français (DOM) par des fonctionnaires de police aussi compétents que ceux en poste à PARIS. Le vol étant direct sans escale, il n’y a aucune raison à ce que la situation des passagers arrivant à PARIS ne soit plus régulière.

Qu’il soit demandé aux compagnies aériennes assurant ces vols directs au départ des DOM de débarquer leurs passagers aux portes d’accès direct à l’aérogare et aux tapis de livraison des bagages comme pour les vols intérieurs entre PARIS et Provinces.

Jean-Pierre FRAUMENS (La Réunion)

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Mieux intégrer les jeunes Calédoniens

 

Je souhaite partager mon envie et celle d’autres jeunes calédoniens, celle de pouvoir accompagner au mieux les jeunes de notre pays :

  • étendre le dispositif lié à la réinsertion des détenus du Camp Est notamment en multipliant les actions de veux en lien avec la terre. Ils doivent payer pour les actes commis mais la notion du respect de ses personnes doit être garantie afin qu’ils puissent être en mesure de s’intégrer après, au sein de notre société,
  • favoriser la concertation avec les habitants et surtout les jeunes dans les projets de réhabilitation de nos cités. Permettre que les  aménagements réalisés soit appropriés par la population qui en deviendrait gestionnaire et régulateur afin d’éviter les zones de non droit,
  • poursuivre la formation de nos jeunes pour occuper des postes à responsabilité dans nos entreprises voire de les motiver pour qu’ils deviennent entrepreneurs,
  • conscientiser sur les conséquences désastreuses de l’abus d’alcool et de drogue afin de diminuer le nombre indécent de morts sur nos routes,
  • enfin poursuivre les projets de valorisation de notre patrimoine naturel et du savoir-faire de nos populations. Nous avons avec beaucoup d’humilité à apprendre des savoirs faire traditionnels notamment.

Maëva LECREN (Nouvelle-Calédonie)

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Penser l’avenir

 

Demain la Martinique est un groupe de réflexion et de proposition composé de femmes et d’hommes de générations différentes, possédant des compétences reconnues dans leurs domaines respectifs, et dont l’un des points communs est d’ «aimer leur pays de furieuse amour » pour reprendre la formule d’un historien haïtien du XIXe siècle.

Il s’agit d’une démarche citoyenne témoignant de la volonté de la société civile de contribuer à la réflexion commune sur l’avenir de la Martinique, étant précisé que Demain la Martinique s’alarme de la situation actuelle et souhaite que les décisions prises à l’issue des Assises des Outre-mer dégagent des perspectives pour une société refondée, beaucoup moins inégalitaire qu’elle ne l’est aujourd’hui et sachant tirer profit de ses atouts.

Demain la Martinique constate que le rapport avec l’hexagone est toujours marqué par la domination, ce qui suscite des tensions inquiétantes. Il convient, donc, d’apaiser la société. Au plus vite. Le groupe proposera quelques pistes pour y parvenir.

Ce premier texte est un document de cadrage qui sera suivi de propositions sectorielles adaptées à l’évolution de la société.

En effet, le fil conducteur de la réflexion est l’absolue nécessité d’aller au-delà du recensement de projets novateurs. Si cette dernière voie était retenue, on s’exposerait à proposer la version politico-économique du concours Lépine consistant à récompenser les « trouvailles ». C’est là une vision rabougrie, fautive, de la gravité des défis économiques et sociaux auxquels la société martiniquaise est confrontée. Les difficultés ne sont pas seulement d’ordre économique. Les projets mis bouts à bouts si innovants soient-ils seront privés d’effectivité s’ils ne sont pas adossés à un projet de société soutenant une approche nouvelle d’une économie qui ne reposerait plus uniquement sur le triptyque canne, banane, tourisme.

La vision que nous proposons a fondamentalement pour objet de redonner confiance en eux aux femmes et aux hommes de ce pays pour qu’ils deviennent les acteurs de leur vie.
Pour concrétiser cette démarche, Demain la Martinique distingue l’objectif des voies et moyens pour l’atteindre.

  1. L’objectif : Sortir du paradoxe de la non-production et de la sur-consommation

Il se décline en deux volets mis en œuvre simultanément.
Le volet économique et le volet sociétal.

  • Le volet économique

Inscrits dans la modernité, nous devons mettre en avant nos atouts : le soleil, le vent, les ressources marines et sous-marines et aussi l’intelligence collective, le savoir-faire collectif.
Concrètement, deux exemples :

o       Tendre à l’autosuffisance alimentaire et, par conséquent mettre en place un dispositif financier et fiscal protecteur de nos productions, et dans le même temps réorganiser, voire repenser la production et les circuits de distribution. Ce qui suppose aussi la modification des pratiques alimentaires ;

o       Généraliser l’énergie solaire pour l’usage collectif et domestique. Ainsi, il serait possible de fabriquer des panneaux solaires qui pourraient également être exportés dans la région. Des projets existent. Il faut en retenir un et trouver le financement. A cet égard, le partenariat public/ privé ne peut être écarté sans autre examen. Ajoutons qu’il existe d’autres possibilités  de financement.

  • Le volet sociétal

Il implique une transformation radicale des mentalités et des comportements. En d’autres termes, il faut progressivement renoncer à la dépendance consentie et aussi réinventer le lien social, le lien familial, revisiter le rapport au travail, produire des richesses en respectant l’environnement.

La culture doit occuper une place décisive dans la « nouvelle société ». Dans ce monde globalisé, nous devons recevoir des autres mais aussi leur apporter ce qui nous distingue. Nous n’arrivons pas au monde les mains nues.

Ces changements essentiels relèvent du temps long, une dizaine d’années au bas mot. Transformations économiques et sociétales intimement mêlées.

2. Les voies et moyens : les modifications juridico-politiques

Il s’agit là du temps court, voire très court. Il convient de distinguer l’institutionnel et le politique.

  • Le volet institutionnel

Demain la Martinique n’est pas hostile à l’élargissement du champ de compétences des habilitations et à celui de l’expérimentation, mais comprend le scepticisme des citoyens qui s’interrogent sur la pertinence de la revendication au regard des difficultés rencontrées pour tirer parti de celles déjà existantes. Deux propositions :

o       tenir compte de l’évidence de l’existence d’un peuple martiniquais au sein de la nation française ;
o       disposer de signes distinctifs permettant d’être identifiés dans les manifestations sportives et culturelles en particulier.

Une nouvelle formulation de l’article 72-3 de la Constitution s’avère, donc, nécessaire. Le droit doit être inventif.

Ainsi serait mise en œuvre, au moins partiellement, la « différenciation » prônée par le Président de la République.

  • Le volet politique

« Antillaniser », «Martinicaniser » la haute fonction publique et les postes à responsabilité du secteur privé. Le sujet est autant symbolique que politique. Il n’en est que plus important.
Et il y a urgence à prendre les premières dispositions allant en ce sens.

Il n’est plus supportable qu’autour du préfet, les directeurs des administrations déconcentrées de l’État soient tous des hexagonaux. Il va de soi que la priorité à l’embauche locale doit être effective également pour le secteur privé à tous les niveaux mais plus encore s’agissant des postes à responsabilité, pour les mêmes raisons à la fois politiques et symboliques. Cette mesure de bon sens est de nature à stimuler la confiance en eux-mêmes de nos compatriotes et d’éloigner la crainte qu’avait Césaire d’un « génocide par substitution».

Groupe de réflexion Demain la Martinique (Martinique)

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Des permis de conduire polynésiens harmonisés

Depuis quelques années nous demandons que les permis de conduire passés en Polynésie soient intégrés à la base de données en métropole (éventuellement par le biais du Haut-Commissariat) pour permettre, notamment à nos enfants partant poursuivre leurs études en métropole, de ne pas être embêtés lors de contrôles de gendarmerie : jusqu’à présent ça n’a pas été réglé, et il faut tenter d’obtenir alors une attestation auprès du services des transports terrestres pour justifier que nos permis de conduire ne sont pas des faux !

Jean Goguenheim (Polynésie française)

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A propos de la sécurité routière en Polynésie française

De nombreux morts sont dénombrés chaque année sur nos routes en Polynésie avec un certain nombre d’enfants mineurs : au-delà des causes malheureusement habituelles, alcoolisme, vitesse, fatigue, …, il y a des facteurs qui ne sont pas anodins :

La responsabilité parentale et l’éducation, quand on voit des enfants en jeune âge trainer seuls en bord de route ou sur des vélos la nuit sans éclairage ; j’ai vu personnellement une fois un enfant de moins de six ans traverser seul la route, et après m’être arrêté je me suis demandé si je n’allais pas porter plainte à la gendarmerie pour non-assistance familiale à enfant en danger. De même quand on voit ce qui se passe les mercredis après-midi sur Papeete, ou une multitude d’enfants mineurs trainent en ville sans adultes avec eux au lieu d’être chez eux et faire leurs devoirs, on peut s’interroger. Par ailleurs, il n’y a pas quasiment pas de gendarmes pour les surveiller et surtout pour contrôler leurs papiers (CNI). Au-delà, la présence de gendarmes serait certainement sécurisante pour l’ensemble de la population, et pour les touristes présents en ville.

Il y a d’autres responsabilités : en général l’absence de trottoirs, les bordures de routes étant souvent herbeuses, plus ou moins entretenues, ce qui amène les polynésiens à se déplacer en bordure de route. Des vrais trottoirs (en matériaux antidérapants) permettraient aux populations de se déplacer sans risque majeur. De mêmes les pistes cyclables devraient être bordées. Pour ce qui est trottoirs existants notamment sur Papeete, ils sont mal entretenus, souvent glissants, ou utilisés soit pour des commerces ou comme en face de la gare maritime, servent de parking voitures non sanctionnées, ce qui force le piétons à se déplacer sur la route. Inutile de dire que les trottoirs sont peu prévus pour les personnes handicapés.

Il y a aussi le marquage central et en bordures des routes qui, en dehors de Papeete et de ses communes proches sont souvent en partie effacés, ce qui peut amener des erreurs dans les dépassements et rendent la conduite de nuit peu sure surtout quand il pleut. Quant à l’entretien des routes il est variable en fonction des zones et communes, et peut-être facteur d’accidents et détérioration des véhicules : je prendrais pour exemple la route pour se rendre au lycée professionnel St Joseph à Punaauia : pas de trottoirs pour que les élèves qui circulent à pied le fassent et sécurité, voirie en état catastrophique avec des trous énormes réduisant la route à une petite voie sur une partie de la route, ce qui doit limiter les transports en communs et scolaires, et ce qui amène pas mal de lycéens à monter et descendre la route à pied, le lycée étant en hauteur en montagne : il faut faire des caniveaux adaptés et refaire la route en positionnant des trottoirs adéquats. Merci pour ces jeunes lycéens.

Au-delà, des efforts de communication pour éduquer et informer la population : il y a des affiches très bien faites au service des transports terrestres qui devraient être diffusés dans toutes les écoles et mairie : pour exemple, l’affiche sur l’obligation de passer à pied sur les passages piétons avec le vélo ou une mobylette ou un scooteur à côté du conducteur. Ou les deux roues ne peuvent dépasser un véhicule sur une ligne continue. Il n’y a qu’un code de la route en France, et des clips sur ces informations pourraient être émis globalement dans tous les territoires un clip polynésien pouvant être diffusé dans les autres outremers et vice-versa (mutualisation).

Jean Goguenheim (Polynésie française)

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Environnement et développement, cultures et élevages

Une interrogation sur le développement de la perle : sauf erreur il a été démontré que suite aux transferts incontrôlés de nacres entre tous les atolls des Tuamotu, génétiquement il n’y a plus globalement qu’une souche génétique, hormis des souches autres aux Marquises et aux Australes. Ne faut-il pas protéger totalement ces souches en interdisant toute importation des nacres des Tuamotu et d’autres régions pour garder ces souches indemnes qui pourraient être d’intérêt en cas d’apparition de maladies aux Tuamotu ?

Les huitres gigas importées, pour être mangées, sont, et cela a été vérifié, porteuses de l’herpès virus qui fait des mortalités importantes en métropole et dans d’autres pays chez les ostréiculteurs depuis plus de huit ans sans que l’on ait pu trouver un remède, et/ou une souche résistante au virus. Ce virus pourrait-il être dangereux, ne serais-ce que par une petite mutation, pour nos huitres perlières ? Ne devrait-on pas en interdire l’importation pour des raisons de protection et prévention sanitaire et environnementale ?

Cela est valable aussi pour d’autres produits d’élevage comme les crevettes, qui sont soumises à de nombreux pathogènes dans le monde, et l’on est parfois surpris que dans certains supermarchés on affiche une origine de « France », alors que ces espèces sont élevées principalement dans les pays asiatiques et certainement pas en métropole.

Autre sujet environnemental : les pesticides utilisés en agriculture : on parle de pesticides illégaux utilisés par des petits agriculteurs : si c’est vrai, il suffit d’en interdire l’importation et de sanctionner si d’aucuns en font utilisation donc l’importation devenue illégale.

Jean Goguenheim (Polynésie française)

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Contribuer au débat

Souhaitant jouer le jeu et apporter ma contribution au débat, je viens faire quelques commentaires et propositions. Simplement en tant que citoyen qui s’intéresse à la vie de son pays la Martinique, des Dom et de la France hexagonale…

Ma proposition pour un programme de grand travaux pour l’économie bleu (créer une île artificiel au large de la Martinique… ). Il faut s’atteler à la récolte et au traitement des sargasses en haute mer avant arrivé et la fermentation sur les côtes, par des bateaux usine (vieux bateaux refait et modifiés qui les récupèrent, les sèchent et les traitent pour en faire du compost) J’ai une proposition innovante pour un système de récolte en mer et d’autres produits à faire avec…

– Les services publics ne répondent plus à leurs missions.

Faut-il les abolir, et les privatiser (école, hôpitaux chum, mairie etc…) ? Pour plus d’efficacité…
Et par contre, nationaliser le port de commerce et les entreprises du port (contre la vie chère) ?…

– Continuité territorial et égalité réelle dont on parle tant ici.
Un français de l’hexagone qui a un problème dans un coin de la France, peut plus facilement se déplacer ailleurs sur le territoire pour satisfaire son besoin, de par la continuité territorial dont il bénéficie naturellement.

Ici, il vous faut faire des milliers de kilomètre à grand frais, vous êtes, tributaire du bon vouloir de toutes sorte de personnes et d’organismes tout puissant et parfois nuisible. Où sont l’égalité et la liberté ?

– Geler toute évolution institutionnelle pour au moins 50 ans pour la Martinique. Afin de porter, la paix, la quiétude, la stabilité, la tranquillité et la liberté dans l’esprit des martiniquais qui ont déjà donné…

– Interdire tous les produits chimique nocif, dans l’agriculture et traiter le problème de la chlordécone…

– Traiter le problème de la vie cher, en recherchant les responsables de ce fait. Nationaliser les entreprises du port et le port qui participe grandement à cela…

– « Hubériser » le transport en Martinique et surtout à  Fort-de-France où la population vit un véritable calvaire avec des grèves et droit de retrait incessant pour un rien … Quelle revanche veulent-il prendre ?

Et créer une véritable association indépendante de défense des usagers et des consommateurs.

Par ailleurs dans bien d’autre domaine, la population est méprisée. Pourquoi ce mépris, cette rancœur de beaucoup de politiques (de tout bord), de syndicalistes, d’intellectuels, de journalistes,  etc… pour le « petit peuple » (je peux me tromper sur ce constat et si c’est le cas je m’excuse d’avance) qu’ils veulent tous éduqué, conscientiser etc… Il faut arrêter.

C’est plus eux qui méritent d’être conscientisés, éduqués et que sais-je encore…
Et c’est toutes cette rancœur de nous tous, qui génère, tant de violence…

– Profiter de la commémoration des 170 ans de l’abolition de l’esclavage, pour mettre en place des projets réel pour la décennie des peuples d’ascendance africaine. Et planter un « immense baobab » sur la savane ou le jardin de la CTM à cette occasion..

-Ouvrir la pèche aux oursins pour même une journée, dans l’année, pour que les gens de la population puisse pêcher même un kilo d’œuf d’oursin s’ils le veulent …la mer appartient à tous…

-Ouvrir l’abattoir de la CTM aux petits éleveurs pour l’abattage et la vente de leurs bovins.
Mettre en place un système comme avant, où ont donnait des animaux « en moitié » à ceux ne pouvant en acheter. (Un système inspiré de zébunet dans le monde) car les petits éleveurs (dont moi) occasionnel son exploité par certain éleveurs, boucher, coopérative bien établies.  Les prix des animaux  sont devenus très chers.

Et des personnes aux chômages qui s’occupaient et avait un petit revenu d’appoint, ne peuvent plus acheter même des ovins caprins, (trop cher) alors que des éleveurs bien installes et des coopératives touchent de substantielles subventions et primes de toute sorte… Par exemple, pour faire partie de la coopérative bovine il faut au moins plus de 10 bovins au départ…

– Mettre en place le revenu universel.

La vie étant cher pour tout le monde, élargir la sur- rémunération des fonctionnaires outre-mer à tous, les travailleurs et les bénéficiaires des minimas sociaux…Cela donnerai plus de pouvoir d’achat à tous et bénéficierai à l’économie.

– la loi sur l’indivision est une bonne chose qui réglera beaucoup de problème pour libérer des terrains pour des logements, pour le bâti d’entreprise, et l’agriculture. Il faut veiller à ce que l’injustice ne soit pas simplement transférée d’un clan familial à un autre… et cela risque de provoquer de graves conflits…

Mais il y a aussi le cas des enfants dit naturel, et ceux dit illégitimes (personne n’est plus légitime qu’un autre sur cette terre) qui doivent être pris en compte, car ces enfants ont de grosses difficultés à faire respecter leur droit à héritage et sont souvent lésés…

– Éliminer le sénat qui coûte trop cher et n’est pas élu par le peuple…

– Réformer Pôle emploi. Créer « une agence du premier emploi » (?), pour la première expérience professionnel pour les jeunes, qui ont beaucoup de difficulté a avoir un emploi car sans expérience.

– Revoir le système de liquidation des entreprises en difficultés (vendu aux enchères, par les huissiers et commissaire priseurs etc…) qui sont démantelées et dilapidées, alors que ces entreprises ont bénéficiées de grosses subventions publiques. Ce qui revient à dilapider et gaspiller l’argent public.

Et mettre en place un système de préemption par les collectivités, de l’immobilier, du foncier et du mobilier (matériel de production) des entreprises en liquidation. Et mettre ces moyens à disposition de jeunes porteurs de projets sans moyen… Au lieu d’être dilapidés dans les ventes aux enchères…

Par exemple mettre en place une agence charger de récupérer ces terrains, ces bâtiments, ce matériel industriel, agricole et autre matériel de production divers;  et les mettre à disposition de scop qui les mettraient à disposition de petits entrepreneur sans grand moyen, et ce, à bon prix, etc..

Thierry Barrus (Martinique)

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Quelle recherche dans les outremers pour les outremers ?

La recherche appliquée en soutien au développement durable est créatrice d’emplois, en particulier au niveau des ressources marines.

Une vraie réflexion dans la période actuelle financièrement difficile. Un « livre blanc de la recherche dans les outremers », demandé à l’État. Après deux années de reports (problème de budget d’état à hauteur de 25 000 euros !!), il a abouti très récemment à la signature, avec la bibliothèque La Pérouse Ifremer, d’un contrat pour une « Cartographie de la recherche ».

Cet élément de base essentiel pour la réflexion sur l’avenir de la recherche dans nos outremers doit être clair : les moyens pérennes : structure donc stations et labos, effectifs locaux et de passage (dits-expatriés), expertises pérennes ou limitées dans le temps, (donc GPEC), les budgets administration et recherche, etc.…

À partir de là, il faut  établir au niveau des responsables politiques outremers locaux, pays et départements, avec les ministères, les priorités de recherche à court et moyen termes dans nos outremers et pour nos outremers. Des priorités spécifiques (Le chlordécone en Martinique par exemple), ou communes avec des actions potentiellement mutualisables (environnement marin et terrestre, montée des eaux notamment dans nos îles, réchauffement climatique, protections littorales, pêche hauturières, ressources marines, aquaculture, biodiversité, maritimisation, surveillance maritime, etc.). Ces priorités permettront de définir les schémas d’actions pratiques et ciblés à court et moyen termes et donner mandats aux instituts territoriaux et d’État des contrats d’objectifs afin d’obtenir des capacités de développement durable et d’emplois stables dans nos territoires. Il va de soi que les axes de recherches fondamentales, qui sont du ressort des Universités et donc de l’État le resteront, et que les axes de recherche appliquée des Instituts territoriaux et des Epics de l’État seront directement impactés par ces décisions.

Jean Goguenheim (Polynésie française)

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L’école pour se connaitre, connaitre le monde et réussir

Donner plus de chances d’insertion, d’intégration et de réussite sociale et professionnelle à des jeunes des Outre-Mer c’est aussi leur donner l’accès à un certain nombre de codes, de méthodes, Les Outre-Mer sont éloignés des musées, des sites historiques français, de l’art, d’une certaine musique… Or aujourd’hui, cette réussite passe par ces outils et moyens. La connaissance est une matière première inépuisable et inestimable. De trop nombreux jeunes  sont encore défavorisés, décrochés, en dehors du monde…

L’École doit encore aller plus loin avec l’aide des communes, des communautés d’agglomération et des instances culturelles. Si l’on ne maîtrise pas son histoire, l’étendue de son aire culturelle, on ne peut se comprendre et grandir en sérénité et en harmonie. La France des 5 océans doit assumer son histoire et favoriser la paix sur l’ensemble de son territoire.

L’Éducation Nationale doit répondre aux grands défis du XXIe siècle : ouverture sur le monde, respect de la devise républicaine : Liberté, Egalite, Fraternité.

Michèle MAKAIA-ZENON (Archipel de Guadeloupe)

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