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Quels outils juridiques pour le droit de l’environnement en Guadeloupe ?

MES INTERROGATIONS SUR LES OUTILS JURIDIQUES POUVANT SERVIR LE DROIT DE L’ENVIRONNEMENT ET SA MISE EN ŒUVRE POUR LA GUADELOUPE

Sur la proposition d’inscription du climat dans la Constitution, cela donnerait à l’Accord de Paris une meilleure sécurisation juridique. Le but serait que le climat et la biodiversité, qui sont au stade d’alerte scientifiquement prouvé que nous connaissons, aient la garantie de ne plus passer après les droits économiques.

Et donc qu’il soit plus aisé pour le Conseil constitutionnel, amené à se prononcer sur une Question Prioritaire de Constitutionnalité, de se référer à un article fondateur clair et dissuasif.  Pas d’atteinte législative sur au moins le climat et la biodiversité, qui touchent tout de même à la survie humaine !

Pour la Guadeloupe, il y a des spécificités d’une part dans les problèmes environnementaux et d’autre part dans le rapport sociétal avec la justice.  Aussi il conviendrait de tenir compte de ces deux paramètres et d’y apporter des solutions.

La spécialisation des juges en matière d’environnement deviendrait encore plus nécessaire, accompagnée d’une formation circonstancielle des magistrats et d’une aide financière aux associations qui souhaiteraient, avec leurs avocats,  utiliser les outils juridictionnels actuellement proposés comme l’action de groupe ou l’action en reconnaissance des droits. Pouvoir engager une procédure juridictionnelle avec l’assistance d’un avocat est trop facilement abandonné pour des considérations financières…

Nadège DAMOISEAU (Guadeloupe)
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Equité scolaire pour l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire

Les familles en Guadeloupe doivent, à chaque rentrée scolaire, dépenser des centaines d’euros pour l’achat de matériel scolaire à savoir les cahiers, les manuels, les uniformes.

Dans tous les autres départements de la France de l’hexagone du moins, ce sont les municipalités qui payent les fournitures scolaires de la maternelle au CM2 en tout cas.

En Guadeloupe, selon les exigences de certains enseignants les familles dépensent entre 80 à 100 euros pour un enfant scolarisé en maternelle, entre 100 et 200 euros pour un enfant scolarisé en élémentaire, avec un vrai gâchis quand on sait que parfois la peinture, le dictionnaire, la calculette exigée sur la liste ne sert même pas dans l’année. Une famille de plusieurs enfants doit donc avoir un gros budget de rentrée.

Dans cette liste de matériel, il faut même parfois fournir les ramettes de papier pour l’année.
Est-ce normal? Est-ce équitable?

Il serait temps que les municipalités s’alignent sur celles des autres départements, il serait temps également qu’un VRAI contrôle des comptes de ces municipalités soit exercé par les citoyens.

Concernant le domaine scolaire, il serait juste que l’offre des parcours post 3e et post bac soit élargie. Là aussi se serait l’égalité des chances pour tous et toutes.

Marie GUILLON (Guadeloupe)

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QUELLE FORÊT POUR NOS ENFANTS ?

5,3 Millions d’hectares en Guyane, 38 000 ha en Guadeloupe, 16 000 ha en Martinique et 100 000 ha à la Réunion, voici les surfaces de forêt publique, sans compter Mayotte, dans les outre-mer. De belles surfaces et surtout une belle diversité reconnue de tous. 80% de la biodiversité française se situent dans les départements ultramarins.

Pourtant, peu de choses sont écrites dans les derniers rapports sur la forêt française. Le rapport du Conseil Économique Social et Environnemental est sans doute le plus complet. C’est d’ailleurs fort justement que le CESE insiste sur les faibles connaissances que nous avons de ces forêts et propose que soit intégrées systématiquement les données relatives aux forêts ultramarines à chaque publication sur le thème de la forêt française.

Les forêts ultramarines sont une véritable chance pour la nation et nos territoires, la puissance publique doit pouvoir accompagner les programmes de recherches mis en place par les niveaux français, européens, voire mondiaux. Loin d’un repli des gestionnaires publics dans ses territoires, l’état et les collectivités doivent utiliser l’expertise des forestiers publics pour développer les connaissances de ces milieux précieux.

Élaboré en 1827, le code forestier est le moule structurant des pratiques actuelles. Héritier lui-même de textes plus anciens, telle l’ordonnance de Brunoy de 1346, il a été le garant sérieux de la protection des forêts jusqu’aujourd’hui. Comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir, le Code Forestier faisait de la gestion forestière une gestion durable. Il a fallu pourtant au gré des changements, inclure cette notion de gestion durable dans le code forestier. Paradoxalement, c’est dans le même laps de temps que les forestiers publics constatent une dégradation de la gestion forestière.

Il est pourtant nécessaire de définir largement ce qui relève du service public donc du régime forestier. En effet, toute action qui favorise la protection ou la pérennité de la forêt doit relever du régime forestier. Le niveau d’exigence doit être élevé car c’est l’avenir des forêts, de ses habitats et des hommes (la société) qui est en jeu.

Si la politique forestière se doit d’être nationale pour assurer les indispensables péréquations, la gestion doit se faire localement au plus près des forêts avec une connaissance pointue du milieu. A une vision globale correspond une gestion locale assurée par des forestiers généralistes ouverts aux sciences humaines. La connaissance du milieu doit être approfondie pour avoir une idée la plus précise de la biodiversité. La photographie de la forêt en Guadeloupe et dans les DOM en général  ne doit pas se contenter du zoom habituel sur la production ou non de bois comme les gestionnaires publics le conçoivent aujourd’hui.

Pour nous  les acteurs locaux ont un rôle important à jouer et les citoyens doivent avoir un regard réel sur les aménagements et la gestion des forêts publiques.

Seule une gestion multifonctionnelle permet de satisfaire l’intérêt général.

Le consensus, au moins apparent, qui existe sur ce point, cache des approches très différentes voire contradictoires. Une gestion multi fonctionnelle oui… mais à quelle échelle ?

Pour les tenants de la spécialisation des espaces forestiers, la gestion multi fonctionnelle se comprend au niveau régional voire national. Pour d’autres, dans les meilleurs contextes de production ligneuse comme en Guyane, la gestion devrait être libérée de toutes les « contraintes », notamment environnementales, pour se concentrer sur une production ligneuse à outrance optimisée pour les besoins de l’industrie.

Cette vision de la gestion forestière repose sur une approche de court terme exclusivement comptable et ne tient aucun compte des réalités de nos territoires ultramarins. Les services rendus par la forêt sont inter dépendants.  Prétendre favoriser la production en s’exonérant des « contraintes » environnementales ou sociales est donc un non-sens.

Pour répondre à l’intérêt général, la gestion forestière doit être multi fonctionnelle et cette multi fonctionnalité doit s’exercer au niveau de chaque forêt. Cette exigence est d’autant plus marquée que nous vivons dans de petits pays, à l’espace à la fois très artificialisé et très peuplé, où les services rendus par la forêt ne peuvent être nulle part réduits sans effet négatif direct pour l’ensemble de la société.

La prise en compte de l’environnement est une préoccupation de plus en plus présente dans notre société. Elle se décline notamment au travers de la protection des milieux naturels et des effets du changement climatique.

Si l’on prend l’exemple de la Guadeloupe, par son importance spatiale (23% du territoire) et surtout par les services qu’elle rend à la société (protection eau, sols, air, climat, personnes, biens, paysage, production de matériaux et énergie renouvelables, biodiversité, accueil du public), la forêt publique guadeloupéenne constitue indéniablement un « bien rare » puisque unique et hautement « précieux » donc à « sauvegarder ».  La déforestation qui sévit à l’échelle planétaire, la raréfaction des énergies fossiles et la lutte contre le changement climatique vont rendre ce patrimoine indispensable de plus en plus « rare et précieux ».

Par extension, la gestion de la forêt est et sera de plus en plus une « activité sociale, essentielle et stratégique » relevant de l’intérêt général. Elle nécessite : « des investissements non rentables à court terme » et constitue à la fois « une gestion d’espace » et « une gestion à long terme » (principe de continuité).

Pour ces multiples raisons, la gestion de la forêt se doit « d’échapper à la logique du marché et à la recherche de profit ». La gestion forestière, par son objet et ses caractéristiques, répond à tous les critères qui fondent la notion même de service public. Eu égard aux demandes sociétales d’égalité et de solidarité, elle constitue donc un service public à caractère universel.
Aujourd’hui les collectivités locales peuvent légitimement se poser la question du comment entretenir et sauvegarder tous ces espaces naturels qui sont également le support d’un réel enjeu de développement économique et touristique (la Région Guadeloupe a fixé comme objectif de recevoir 1 millions de touristes chaque année).

Au vu de tous ces enjeux, mais aussi du dernier ouragan qui a traversé nos îles, ou tout simplement de la dynamique de la forêt tropicale, il parait peu opportun de réduire la voilure des organismes chargés de leur gestion comme l’on peut l’observer partout dans les DOM  (baisse des moyens alloués, des effectifs, tentation de l’État de transférer à des entreprises privées la gestion..).

Les enjeux de la politique actuelle pour la forêt publique outre-mer vont bien au-delà,  tant les convoitises et intérêts divergents font craindre une régression de la multifonctionnalité de nos forêts. Les projets divers de biomasse, de mine d’or, d’échange de forêts littorales ou de rétrocession aux assemblées territoriales, sans garantie de pouvoir de la puissance publique  pour faire respecter la législation, sont la porte ouverte à toute les dérives et à terme présentent un risque immense pour la forêt publique, pourtant indispensable pour assurer un cadre de vie vivable, durable et protecteur pour les populations de nos territoires.

La création dans chaque outre-mer d’un comité consultatif de la forêt publique, chargé de définir une stratégie cohérente, concertée, financée, et durable pour la forêt publique, permettrait d’avoir un droit de regard des citoyens sur la gestion de leur patrimoine naturel.

Association BWA DOUBOUT (Guadeloupe et DOM en général)

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Pour un renouveau du tourisme en Martinique

Quant à moi, je réfléchis à cette activité économique que l’on nomme « Tourisme » et que nous  appelons de nos vœux, je  me pose une  question qui ne me quitte jamais. Même si à la Martinique  le soleil et la mer, les champs de canne à sucre, les jardins fantastiques, le parc régional  fabuleux, n’ont rien à envier aux autres îles de l’Arc Caribéen, Je crois sincèrement que nous sommes en capacité d’avoir des programmes de visite différents,  intenses et riches.

Ici, le visiteur n’a pas d’autres choix que d’aimer notre pays qui surprend par sa particularité de marier l’inconciliable, sa beauté et le péché originel de l’esclavage. La réalité martiniquaise fascine, bouleverse et captive, non pas par des musées fascinants, ni en ruines grandioses, mais quelque chose, comme dirait l’autre, qui de l’ordre évident ne déplacera rien, mais qui laisse découvrir la beauté de l’humanité…

Nady Odry (Martinique)

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Proposition pour la formation et l’emploi des jeunes ultramarins

Dans nos territoires d’outre-mer, les jeunes « restés sur place » sont en majorité sans emploi et pâtissent d’un manque de formation, souvent avancé comme motif de leur non employabilité.

Leur choix de vivre sur le territoire où ils ont grandi et où vivent leurs parents ne doit pas être perçu comme un « a priori » contre leur intégration dans la vie professionnelle dans certains milieux où il est souvent plus préférable de recruter une personne venue d’ailleurs.

Afin de donner une véritable égalité de chances à ces jeunes « autochtones », de s’insérer dans la vie professionnelle et de se donner une situation socialement reconnue, une véritable réforme de l’insertion doit être envisagée.

Elle consistera, à l’instar de ce qui avait été pressenti dans la LOOM (loi d’orientation pour l’outre-mer), à permettre aux jeunes (de 16 à 30 ans) peu qualifiés et sans emploi, d’être recrutés dans les entreprises locales occupant au moins un salarié âgé au minimum de 57 ans.  Chaque jeune ainsi employé devra se retrouver en tutorat-formation pendant 5 ans; c’est-à-dire jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite de son tuteur, soit 62 ans.

Les entreprises bénéficiaires seront celles relevant des secteurs de métiers en tension tels que recensés par Pôle Emploi.

Le dispositif pourra s’appuyer sur les aides à la formation de Pôle Emploi et d’une aide spécifique régionale pour la formation des adultes. Tout « l’arsenal » réglementaire préexistant devra être renforcé par un décret interministériel spécifiant la durée exceptionnelle du dispositif ainsi que les prérequis particuliers qui auront à s’appliquer. Dans le même cadre, les entreprises qui feront l’effort d’embaucher un jeune relavant de ce dispositif, percevra une aide publique à définir entre l’État et la Région, soit au titre de la formation, soit au titre de l’emploi. Cette aide sera versée annuellement à chaque validation de la formation acquise par le personnel concerné.

Cette proposition de formation et d’emploi dans les métiers en tension permettra de pérenniser les activités des entreprises bénéficiaires et leur développement, favorisera la continuité des qualifications tout en garantissant une création d’emplois durables.

Bien évidemment, ce n’est que dans un cadre réglementaire clairement défini qu’un pareil dispositif peut engendrer des conséquences certaines car les moyens similaires existent auprès du Service Public de l’Emploi et son agence du même nom Pôle Emploi. La mise en œuvre de ces moyens reste très timoré et trop sélectif devant l’ampleur du chômage de masse des jeunes ultramarins.  L’utilisation des moyens dont dispose Pôle Emploi reste trop restrictive et se dispense avec trop de parcimonie.

L’incitation accordée aux entreprises (qui sont pourvoyeuses d’emplois) est quasi inexistante avec des critères si draconiens que ces mêmes entreprises préfèrent systématiquement refuser d’accueillir un personnel insuffisamment qualifié par rapport à ses activités.

Cette proposition de formation emploi des jeunes dans les territoires ultramarins est la seule option pour permettre à toute cette population de garder un espoir de vie professionnelle et sociale sur sa terre natale.  Les pouvoirs publics ne pourront pas indéfiniment inciter les jeunes de ces territoires à s’expatrier vers d’autres horizons. La mobilité géographique et professionnelle a également ses limites et il n’est pas pensable d’imposer à toutes les futures générations un exode en guise de destin. L’aide à la continuité territoriale est devenue un leurre pour tenter les ultramarins. Sans dénier son utilité, sa distribution devrait être conditionnée en regard d’une situation d’emploi pour les actifs.

L’effort des pouvoirs publics pur amorcer un dispositif tel que décrit ci-devant reste très faible s’il s’appuie sur les moyens existants du Service de l’Emploi.  Cela reste une volonté politique de vouloir résorber en partie le chômage des jeunes !

Jean-Pierre FRAUMENS (LA RÉUNION)

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La vie en Guyane

Je vis en Guyane.

Je constate presque chaque jour une volonté de nuire de la part des résidents de ce département.

Je dis « résident » pour désigner toute la population quel que soit son origine (locale, de l’immigration et de métropole) et ses représentants qu’ils soient locaux ou nationaux.

Cette volonté de nuire, je la vois tous les jours se traduire par tous, à travers un mot d’ordre qui semble gangrener toute la population qu’elle soit civile ou dirigeante, c’est l’incivilité.
Cette incivilité est routière, juridique, commerciale, familiale et surtout républicaine.
Le triste conflit guyanais de mars 2017 avec toutes ses dérives a bien démontré ce que la Guyane est capable de faire et de laisser faire et ce, malgré les lois de la République.

De fait, je proposerais une urgence, c’est celle de l’éducation, cette éducation que ce pays a perdu de vue et ce à tous les niveaux : parentale, scolaire, individuelle pour ne citer que les plus visibles.
Les fondamentaux du respect et du droit dans la société ont du mal à exister en outre-mer, se poser la question pourquoi, est le vrai enjeu de ces assises.

Mais je crains que ces assises n’aient éventuellement qu’une suite structurelle répondant à des besoins d’équipements.

Et à ce sujet, un premier exemple me tient à cœur, c’est celui des établissements scolaires insuffisants au regard de la démographie. Certes le besoin est démontré mais au-delà du deuxième trimestre de chaque année scolaire, l’absentéisme dans les établissements livre la réalité d’une totale démotivation, l’agressivité et les dégradations identifient le mépris et le non-respect.

Et un deuxième exemple pour compléter, est le manque d’entretien, voire d’absence d’appropriation et de respect des équipements publics financés par l’argent public.

Les assises devraient aboutir à la mise en place d’outils pour revenir à une cohésion et un rappel des lois pour une garantie à l’accès d’une vie respectable et en toute sécurité pour chacun.

Mais comme nous le constatons, les populations de l’outre-mer, citoyens, dirigeants et élus ne réclament que des spécificités et des dérogations pour des manœuvres individuelles et clientélistes qui favorisent une vie désormais insécuritaire à tous les niveaux et intolérable pour les citoyens français.

Dominique Reyes (Guyane)

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Insularité : avantages et inconvénients

 

Les outre-mer, c’est bien souvent l’insularité avant tout. Qui dit insularité, dit à la fois isolement et proximité, une notion synonyme d’avantages mais aussi d’inconvénients.
Dans les domaines suivants, il me semble prioritaire d’agir pour que le vivre ensemble, demain, soit plus sain, plus serein.

SOCIÉTÉ
Il faut favoriser l’essor d’une vraie conscience citoyenne, qui dépassent les sujets comme l’esclavage. Il faut permettre une participation citoyenne et anonyme aux projets de développement locaux, cela doit être initié au niveau local. Des consultations anonymes régulières doivent être menées.

POLITIQUE
Pour une vraie démocratie, une gouvernance intègre, contre le favoritisme, le copinage, la faveur des intérêts personnels et de proximité, véritable gangrène des petits territoires circonscrits où tout le monde se connaît. Enfin, trouver/mettre en place des outils qui garantissent la justice et l’impartialité.

ÉDUCATION
Pour une meilleure gestion des personnels enseignants : trop d’absentéisme dans les établissements… Qu’est-ce qui justifie que dans certains collèges, on compte 300 heures d’absences en un trimestre ?

Mettre l’accent sur les fondamentaux : Français, maths, histoire-géo, langues, non-maîtrisés, ce qui constitue un handicap pour des jeunes qui, déjà, grandissent loin des pôles culturels et intellectuels nationaux.

Pour davantage d’aides aux projets dans les établissements : les enfants ne voyagent pas, ne sortent pas, restent enclavés dans leur commune. On est très loin de l’égalité des chances.
Pour la santé des enfants ! La malbouffe a envahi les DOM, trop d’obésité ! Il nous faut des cantines fonctionnant exclusivement avec des acteurs locaux : poisson, maraîchage, viande, etc. pour favoriser une agriculture de proximité et des menus établis par un(e) diététicien(ne).

ENVIRONNEMENT
Il serait souhaitable de mettre en place des contraventions pour pollutions et abandon de ses déchets. Sur la route, dans les espaces publics, en zone urbaine ou naturelle… Trop d’incivilités, il faut réprimander. La sensibilisation ne suffit pas.

Il est impératif et urgent d’effectuer une éducation des particuliers, en porte-à-porte, à l’utilisation (souvent abusive et non-protégée) des produits phytosanitaires dans les jardins.

Ces assises des outre-mer sont l’occasion de réfléchir à ces sujets, merci d’en porter l’écho et l’urgence.

Céline Damoison (Guadeloupe)

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Prévenir la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)

La bronchopneumopathie chronique obstructive BPCO sera la 3e cause de mortalité mondiale d’ici 2030.

À La Réunion, on approche de 50% de mortalité supérieure par rapport à la métropole.
RIEN n’est fait, aucune action de prévention, de communication, de dépistage de sensibilisation de la BPCO n’est fait.

C’est un scandale sanitaire à La Réunion et en métropole aussi.

julien Lipovac (La Réunion)

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POUVOIR SOULEVER UNE QPC EN GUADELOUPE EN DROIT DE L’ENVIRONNEMENT

 

La question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est un outil juridique permettant à une personne physique ou morale de soulever par écrit les contradictions d’une norme quelconque à un des  principes énoncés  par la charte de l’environnement. Ainsi, concrètement,  personne ne pourrait toucher de près comme de loin, à l’une de ces règles fondatrices, sans risquer une procédure contentieuse.

En outre-mer, rappelons que le droit de l’environnement français est appliqué totalement, partiellement ou pas du tout, suivant le statut choisi par la population du territoire. En Guadeloupe, le droit de l’environnement peut s’appliquer pleinement sous réserve d’adaptations rendues nécessaires par les contraintes ou les potentialités climatiques et structurelles du territoire.

Ainsi dans ce territoire, tout comme la Martinique la Réunion et la Guyane, l’indépendance énergétique voulue par le décret n° 2009-424 sur l’obligation de chauffe-eaux solaires dans les nouvelles habitations, se fondait sur le fort taux d’ensoleillement. Reste tout de même à donner le temps au temps à certains de ces territoires dont les caractéristiques propres pourraient les mettre en retard dans le rapprochement de leur droit de l’environnement avec la législation applicable.

En Guadeloupe, il y des problèmes environnementaux spécifiques comme la contamination des terres au chlordécone, les sargasses, les gestions délicates des déchets et de l’eau. De nombreuses associations existent dont l’objet social est de contribuer à solutionner, par les compétences dont elles disposent, les problèmes environnementaux de leurs territoires. D’un côté, il pourrait y avoir des personnes qui subissent un empoisonnement permis par une réglementation quelconque, de l’autre nous avons une charte qui privilégie le droit d’information du citoyen par rapport à tout risque éventuel sur son espérance de vie.

La QPC pourrait logiquement servir au moins à trancher les deux poids deux mesures. La décision et donc la reconnaissance judiciaire, c’est important notamment quand on est touché dans sa chair en toute impunité.

Les tribunaux étant actuellement surchargés, le droit aurait tendance à vouloir juguler les problèmes environnementaux des territoires d’outre-mer. Se poserait donc la question d’un outil plus adéquat pour l’outre-mer. Pour le moins, il faudrait donner les capacités financières aux associations de pouvoir soulever, par le biais de leurs avocats, des QPC face à une norme touchant de près ou de loin le texte fondateur existant, à savoir la charte de l’environnement, qui se forgera avec le temps.
L’humanité, dans tous ses territoires,  le mérite bien.

Nadège DAMOISEAU

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Ce que doivent faire les autorités françaises et locales de la Martinique

  • Supprimer la taxe de l’octroi de mer.
  • Supprimer la prime des 40 % allouée aux agents de la fonction publique qui résident en permanence sur le sol martiniquais.
  • Il faut remettre le travail obligatoire pour tous  les gens âgés de 18 à 60 ans (pour ceux qui sont dans la période temporaire au RSA, au RMI ou au chômage).

Oui tous ces citoyens français doivent faire des travaux d’intérêt général pour leurs communes respectives.

Et si par malheur il y a des gens qui refusent le déroulement des travaux, alors ces auteurs auront comme sanction disciplinaire et financière une perte totale où temporaire de toutes leurs indemnités diverses.

  • Oui en France il faut redonner le goût du travail et non pas fabriquer des fainéants et des profiteurs de la société.

Aussi en Martinique les autorités françaises et leurs représentants doivent faire appliquer les lois françaises et la réglementation française.

En Martinique il faut appliquer la loi des 40 pas géométrique.

Donc plus de 40% des constructions immobilières ont été et sont construites sans aucun titre de propriété (il faut déloger les contrevenants, il faut détruire ces  constructions illégales, il faut condamner tous les acteurs de ces magouilles dûes au code du littoral et de l’urbanisme.

  • Oui la Martinique est un département français donc il ne doit pas avoir aucune exception avec la France métropolitaine.

Les prix des services publics (téléphonie, EDF, GDF, télévision, internet, multimédia doivent avoir les mêmes conditions et des prix identique à ceux de la France métropolitaine.
Il faut développer le e-commerce, l’achat sur internet, il faut supprimer toutes les barrières de livraison (taxes et frais de douane qui ne sont pas justifié).

Tout citoyen, français ou pas, doit s’acquitter des impôts, des taxes, des factures, des loyers et de concernant ses besoins quotidiens (pour se loger, pour se nourrir etc…).

Il faut licencier les agents territoriaux et communaux pour leurs fautes lourdes professionnelles commises pour non-exécution des travaux professionnels.

  • Oui, arrêtons de payer des fainéants.
  • Oui, en Martinique comme en France,  il y a beaucoup trop d’élus, donc il faut supprimer plus de la moitié des postes d’élus et parlementaires.
  • Oui, il faut plafonner les revenus des élus.
  • Oui, il faut supprimer tous les avantages financiers des élus et des parlementaires.
  • Oui, il faut arrêter de gaspiller l’argent public des français.
  • Oui, il faut   sanctionner tous les agents de l’état et civil qui font semblant de travailler.

Oui, il faut redonner du pouvoir d’achat aux pensions de retraite inférieure à 3500€ mensuelle (150€ minimum).

Jean-Luc MOMBRU (Martinique)

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