Quelle recherche dans les outremers pour les outremers ?

La recherche appliquée en soutien au développement durable est créatrice d’emplois, en particulier au niveau des ressources marines.

Une vraie réflexion dans la période actuelle financièrement difficile. Un « livre blanc de la recherche dans les outremers », demandé à l’État. Après deux années de reports (problème de budget d’état à hauteur de 25 000 euros !!), il a abouti très récemment à la signature, avec la bibliothèque La Pérouse Ifremer, d’un contrat pour une « Cartographie de la recherche ».

Cet élément de base essentiel pour la réflexion sur l’avenir de la recherche dans nos outremers doit être clair : les moyens pérennes : structure donc stations et labos, effectifs locaux et de passage (dits-expatriés), expertises pérennes ou limitées dans le temps, (donc GPEC), les budgets administration et recherche, etc.…

À partir de là, il faut  établir au niveau des responsables politiques outremers locaux, pays et départements, avec les ministères, les priorités de recherche à court et moyen termes dans nos outremers et pour nos outremers. Des priorités spécifiques (Le chlordécone en Martinique par exemple), ou communes avec des actions potentiellement mutualisables (environnement marin et terrestre, montée des eaux notamment dans nos îles, réchauffement climatique, protections littorales, pêche hauturières, ressources marines, aquaculture, biodiversité, maritimisation, surveillance maritime, etc.). Ces priorités permettront de définir les schémas d’actions pratiques et ciblés à court et moyen termes et donner mandats aux instituts territoriaux et d’État des contrats d’objectifs afin d’obtenir des capacités de développement durable et d’emplois stables dans nos territoires. Il va de soi que les axes de recherches fondamentales, qui sont du ressort des Universités et donc de l’État le resteront, et que les axes de recherche appliquée des Instituts territoriaux et des Epics de l’État seront directement impactés par ces décisions.

Jean Goguenheim (Polynésie française)

Agissez pour votre territoire, rendez-vous sur www.assisesdesoutremer.fr

Commentaire (1)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Huan

    Mettre la recherche et le développement aux service et bénéfice des populations et de leur environnement, tels devrait être nos intentions en Outre mer.
    La France occupe une place unique grâce à ses territoires ultramarins avec 80% de sa biodiversité est en Outre mer. La France, possède la 2ème plus grande ZEE du monde, la Polynésie française représente 40% des eaux marines française.
    Ce sont plus de 3480 plantes vasculaires et 380 vertébrés qui ne se trouvent nulle part ailleurs en tant qu’espèces endémiques de l’Outre-mer français.
    Il est devenu urgent d’identifier les métiers d’aujourd’hui et de demain de la recherche pour les Outre mer ainsi préparer chaque OM a créer les postes…hélas les jeunes désertent la Polynésie s’ils veulent rester dans leurs domaines de compétences de recherche ou en majorité deviennent professeurs ou change de métiers très peu voir pas d’offre…
    L’excellence scientifique des Outre mer pourrait-être une véritable opportunité créatrice d’emplois.

    Répondre