Environnement et développement, cultures et élevages

Une interrogation sur le développement de la perle : sauf erreur il a été démontré que suite aux transferts incontrôlés de nacres entre tous les atolls des Tuamotu, génétiquement il n’y a plus globalement qu’une souche génétique, hormis des souches autres aux Marquises et aux Australes. Ne faut-il pas protéger totalement ces souches en interdisant toute importation des nacres des Tuamotu et d’autres régions pour garder ces souches indemnes qui pourraient être d’intérêt en cas d’apparition de maladies aux Tuamotu ?

Les huitres gigas importées, pour être mangées, sont, et cela a été vérifié, porteuses de l’herpès virus qui fait des mortalités importantes en métropole et dans d’autres pays chez les ostréiculteurs depuis plus de huit ans sans que l’on ait pu trouver un remède, et/ou une souche résistante au virus. Ce virus pourrait-il être dangereux, ne serais-ce que par une petite mutation, pour nos huitres perlières ? Ne devrait-on pas en interdire l’importation pour des raisons de protection et prévention sanitaire et environnementale ?

Cela est valable aussi pour d’autres produits d’élevage comme les crevettes, qui sont soumises à de nombreux pathogènes dans le monde, et l’on est parfois surpris que dans certains supermarchés on affiche une origine de « France », alors que ces espèces sont élevées principalement dans les pays asiatiques et certainement pas en métropole.

Autre sujet environnemental : les pesticides utilisés en agriculture : on parle de pesticides illégaux utilisés par des petits agriculteurs : si c’est vrai, il suffit d’en interdire l’importation et de sanctionner si d’aucuns en font utilisation donc l’importation devenue illégale.

Jean Goguenheim (Polynésie française)

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Commentaire (1)

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  1. FABRE

    Il est évident que l’économie de la Nouvelle-Calédonie est tributaire de son activité minière basée principalement sur la
    production de nickel, or cette production est, par essence, non renouvelable. Par contre, elle peut être valorisée en mettant
    en oeuvre les techniques de la minéralurgie qui permettent une exploitation « en bon père de famille »
    La maîtrise de la réglementation devrait donc être assurée par les autorités locales, responsables de l’avenir.
    Or, les compétences techniques et économiques restent dans les mains des industriels et des « mineurs » qui, ne sont que des « CONCESSIONNAIRES » de la gestion de ce patrimoine !
    Il faut que la DIMENC devienne réellement le bras armé de la défense économique, mais aussi environnementale des
    intérêts des enfants du pays quelque soit sont évolution statutaire.
    La Métropole possède des organismes susceptibles d’apporter leur contribution à cette tâche : c’est d’ailleurs une des
    conséquences positives de la colonisation !
    En clair, il faut sortir de cette situation du type de « république bananière »

    André FABRE

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